10 avril 2007
Google again.
Une nouvelle fournée de recherches toutes plus bizarres les unes que les autres :
hadrien le nain => Rofl. :p
sphynxette => C'est le début de la gloire pour moi ! \o/
moteur solaire => Mais comment il arrive chez moi lui ?
tuer un epouvantail de ble => Bonne chance. :x
donne moi des histoires bizarres => Bizarres, je sais pas, mais j'ai des histoires. :p
cercles tracer sur le bras gauche et les quatre point est ce de la magie noir ? => Bonne question.
COMBIEN DANS LE MONDE A T'il lyanne => Beaucoup ?
FESSEE => Y a des pervers sur le Net. xD
les epidoses de la legendede blanche neige à regarder => Depuis quand c'est une légende ? :p
télévision à la demande "on prend ce qui nous intéresse" => Cette recherche donne trois résultats et je suis en première place. O_o (en même temps c'est tordu)
Gyrm, Saison I, Episode XXI.
Quelques minutes plus tard, ils débouchèrent dans une vaste clairière.
— Et voilà, annonça Naëlia.
— Hein ? J'vois rien.
— Lève la tête, indiqua Kalagan qui avait déjà le nez en l'air.
Gyrm découvrit une réseau de cabanes reliées par des passerelles, le tout s'étendant sur plusieurs dizaines d'arbres. Il y avait aussi quelques sculptures en bois, dont une qui représentait un nain en train de se casser la figure.
— Ça joliiii, apprécia Plonk.
— C'est encore mieux quand on est là-haut.
— Oh non... soupira le nain en prenant conscience de la présence de nombreuses échelles. Je suis maudit. Aux prix de nombreux efforts, il parvint à se hisser au sommet des arbres, et tous suivirent Naëlia qui affichait à présent un grand sourire. Elle les entraîna dans une grande salle où tous les Elfes semblaient déjà les attendre.
— Piégé, chuchota Gyrm quand la porte à doubles vantaux se referme en grinçant derrière eux.
Les Elfes murmurèrent, commentant allègrement l'arrivée de ce groupe pour le moins étrange. Plonk clignait des yeux, se croyant en plein rêve : il y avait tellement d'oreilles pointues ! Mais pas le moindre bol de crème, à sa grande déception. Kalagan rassurait Gyrm, qui se préparait déjà à vendre chèrement sa peau. Wouf attendait patiemment.
Après un instant de flottement, un Elfe habillé d'or et d'argent s'avança vers Naëlia et déclara :
— Pouic pouic.
Il offrit ses mains, paumes vers le haut, et Naëlia lui donna les siennes en répétant très sérieusement :
— Pouic pouic.
Gyrm se mordit les lèvres pour ne pas éclater de rire, ce qui aurait été du plus mauvais effet au milieu de tous ces Elfes, alors que Kalagan ne dissimulait pas son étonnement, comme en témoignait sa bouche grande ouverte.
— C'est le salut elfique, indiqua Naëlia par dessus son épaule. Elle se lança alors dans une longue conversation avec son congénère. Quand Gyrm bailla pour la 156 ème fois, elle se tourna enfin vers eux, leur annonçant qu'un festin allait être organisé pour fêter son retour. L'orc se mit aussitôt à saliver, la bave tombant sur Wouf qui s'était dévoué pour ne pas salir la moquette elfique. Gyrm eut un grognement qui traduisit son enthousiasme délirant. Kalagan fut plus pragmatique :
— Comment tu leur as expliqué ta soudaine disparition ?
Naëlia eut un haussement d'épaules.
— Chez nous, la magie est monnaie courante... rien ne nous étonne de ce côté-là.
— Je vois, fit l'archer d'un ton pensif. Dis moi, tu ne m'aurais pas jeté un sort, par hasard ?
— Oh non, je suis démasquée, dit l'Elfe en lui adressant un grand sourire.
— Pfff, conclut Gyrm.
Et c'est ainsi que notre nain se retrouva assis à côté d'un Elfe. Heureusement, il avait Plonk de l'autre côté pour lui éviter l'apoplexie. Si on lui avait dit un jour qu'il serait content d'avoir un orc à sa table, il n'aurait jamais voulu le croire ! Naëlia s'était débrouillé pour placer Kalagan près d'elle, juste en face de Gyrm. Wouf se situait quelque part sous la table, sans doute aux pieds de Plonk. Le reste de l'immense tablée était constituée exclusivement d'Elfes.
Et le repas commença. Gyrm désespéra en voyant arriver l'entrée : quelques feuilles de salade, avec une pointe de sauce. Plonk enfourna le tout dans sa bouche avec empressement et ne s'aperçut même pas qu'il avait croqué un bout d'assiette avec. Gyrm lui offrit sa part de bon cœur. Naëlia discutait en elfique avec sa famille, tandis que l'humain essayait de suivre la conversation, non sans mal. L'Elfe situé à gauche de Plonk s'écarta brusquement quand le plat de résistance arriva. Gyrm observa avec une tristesse infinie les légumes échoués dans son assiette. Il souleva une carotte et découvrit un morceau de viande, sans doute égaré par hasard. Il s'empressa de le manger en jetant des coups d'œil furtif autour de lui, mais tous les autres semblaient enchantés devant ce déluge de carottes. Gyrm donna le reste à Plonk, qui jeta quelques patates sous la table, l'air de rien. L'Elfe à côté de lui fut d'ailleurs très étonné du bruit que faisait les patates en tombant par terre (Wouf ! Wouf !).
— C'est bon, non ? lança Kalagan à ses amis, mangeant avec appétit.
— L'amour rend aveugle, c'est attesté, en déduisit Gyrm.
Alors que tous terminaient leurs assiettes, l'Elfe à ses côtés se rapprocha et dit quelque chose dans sa langue tarabiscotée.
— J'comprends pas, t'sais, remarqua le nain.
L'Elfe répéta lentement sans se décourager, comme si c'était une question de prononciation.
— Nan mais je la parle pas du tout, ta langue ! s'emporta le nain. (Je sais pas si vous avez déjà vu un emportement de nain, c'est drôlement impressionnant. On dirait une tempête dans un globe à neige.) Pas un mot ! Et j'en suis fier !
Naëlia intervint avant que Gyrm n'aille plus loin et fasse exploser le globe à neige.
— Il te demande ton âge.
Le nain ouvrit de grands yeux.
— Qu'est-ce que ça peut bien lui faire ?
— Certains d'entre nous pensent que la sagesse vient avec les années, expliqua Naëlia avec un petit sourire. Prends ça comme une compétition.... Qui est le plus vieux — et donc le plus sage — d'entre vous ?
Gyrm ricana.
— Sont marrants ces Elfes, en fait... T'ferais mieux de retourner dans les jupes de ta mère, mon ptit ! dit-il en se tournant vers son voisin de table. C'est que j'ai 385 ans, moi !
L'Elfe fit la moue, et revint à son assiette, l'air vexé. Gyrm s'esclaffa de plus belle.
— Gyrm ? appela l'archer d'un ton inquiet. Tu n'as pas vraiment 385 ans, hein ?
— Bah si ! répliqua jovialement le nain. Pourquoi, ça t'étonnes ? S'pas très vieux pourtant !
Kalagan secoua la tête, désabusé, puis s'intéressa de nouveau à Plonk. Hein ? Mais non, à Naëlia ! (C'était pour voir si vous suivez.) Quelques instants plus tard, le dessert arrivait. Gyrm renifla le gâteau couvert de feuilles d'un air sceptique. Alors qu'il allait l'entamer, Naëlia se leva pour réclamer le silence. Puis elle parcourut la tablée du regard et prononça deux ou trois phrases d'une voix chantante.
Aussitôt, ce fut l'effervescence. Tous les Elfes se mirent à parler en même temps, chuchotant, criant, hurlant, s'indignant, ricanant, s'égosillant, et toutes ces choses en -ant (enfin pas toutes quand même, mais on se comprend).
— Euh ? gargouilla Gyrm (essayez de répéter ça dix fois de suite, tiens) sans quitter l'Elfe des yeux (qui s'était rassis entre-temps). Plonk en profita pour lui chiper sa part de gâteau.
— Naëlia ? intervint Kalagan, mais elle s'était engagé dans une vive conversation avec l'Elfe aux habits d'or et d'argent.
— Tous dingues, laissa tomber le nain.
Mais Kalagan avait les yeux dans le vague. Il regardait fixement l'Elfe qui discutait presque violemment avec Naëlia. Gyrm se pencha vers lui.
— Euh ? Houhou ! fit-il en passant sa main devant les yeux de l'archer.
— Gyrm, souffla celui-ci.
— C'moi. Combien tu vois de doigts, là ?
L'humain secoua la tête.
— Non, non. Écoute ! L'Elfe là... celui en doré... il a dit quelque chose...
— C'est ce qu'il fait d'puis t'à'l'heure ! Ce qu'ils font tous !
— Il a dit... reprit Kalagan qui n'en démordait pas. Il a dit...
— Bon, il a dit quoi ? s'impatienta le nain.
— Mo christe, lâcha l'humain.
— J'parle pas l'Elfique, rappela Gyrm en reniflant. Mais attends, j'vais deviner ! Ça veut dire Mon amour, hein ? Ils s'aiment, c'est ça ? Bah, c'pas grave, tu t'en remettras, va !
Kalagan secouait la tête en rythme avec le monologue du nain.
— Non, non... Ça veut dire : ma fille. Et tu vois... j'avais dans l'idée que l'Elfe en doré... c'était une sorte de roi...
L'humain paraissait avoir du mal à y croire.
— Une princesse ! comprit enfin Gyrm. J'savais qu'elle nous cachait quelque chose ! Tous pareils, ces Elfes ! Un grognement lui répondit : Plonk venait de finir sa 37 ème part de gâteau.
— Ha ! Ce qu'il est têtu ! s'exclama Naëlia en langue commune, revenant à eux.
— Qu'est-ce que tu leur as dit pour qu'ils réagissent comme ça ? s'inquiéta Kalagan.
— Que leur ration de légumes allait être supprimé ? plaisanta Gyrm.
La princesse Elfe se tourna vers l'humain et lui annonça avec grand sourire :
— Je leur ai annoncé que nous allions nous marier.
Benjamin.
- Et je jure solennellement, devant mes ducs et mes seigneurs ici présent, et devant mon roi, de faire tout ce qui sera en mon pouvoir pour défendre le royaume. Tant que je vivrai, pas un seul de mes paysans n’aura à craindre l’épée d’autrui. Tant que je vivrai, pas un pouce de terre ne sera foulée par l’ennemi. Tant que je vivrai, les cieux seront limpides, et la mer sereine.
Le prince se releva sous des applaudissements discrets. Après tout, il n’était que le troisième dans la lignée des héritiers, le plus jeune, le benjamin comme l’avait surnommé la cour - il avait d’ailleurs pris ce surnom comme nom véritable et se faisait appeler le prince Benjamin. Son serment n’était que pure formalité, car il ne coifferait sans doute jamais la couronne. Cette tâche reviendrait à son frère aîné, le prince Melvik, à la mort de leur père, et si par malheur Melvik venait à mourir, son autre frère, Arthalas, monterait sur le trône. Mais toutes ces considérations importaient peu pour Benjamin. Il avait juré, et il défendrait son pays, qu’il soit roi, prince ou même déshérité. Il leva la tête et rencontra le regard de son père.
- C’est bien, mon fils, marmonna celui-ci.
Il s’interrompit alors qu’une violente quinte de toux le saisissait.
- Père, allez-vous bien ? chuchota Benjamin.
Le vieux roi fronça les sourcils.
- Est-ce que j’ai l’air d’aller bien ? Non, évidemment… Non… Mais il n’y a rien que tu puisses faire.
Il reprit quelques instants plus tard avec un faible sourire :
- Va donc saluer tes ducs, et amène moi Melvik, j’ai à lui parler.
- Bien, père.
Tentant de faire taire ses inquiétudes, Benjamin se mêla à la foule de la Grand’salle. Tous étaient venus célébrer la Fête du Printemps, et son serment, qui attestait son passage à l’âge adulte, ne constituait qu’un détail dans l’effervescence qui régnait ce soir-là. Il salua de la tête les nobles qu’il croisait, échangeant parfois quelques mots avec ceux qu’il connaissait le plus. Il repéra enfin son frère, engagé dans une conversation avec une dame aux longs cheveux blonds, qu’il identifia comme la fille du duc de Brême, une dénommée Lylia. Les rumeurs affirmaient qu’elle serait la prochaine reine, et à voir l’expression radieuse de Melvik, Benjamin n’en douta pas une seconde.
- Mon frère… commença-t-il après avoir incliné la tête à l’intention de Lylia.
Melvik se tourna vers lui avec un sourire.
- Ha, Benjamin ! s’exclama-t-il. Alors, toi aussi tu es maintenant lié par les chaînes du devoir à notre cher royaume ?
- Et j’en suis heureux, répliqua le troisième prince en lui retournant son sourire.
- Bah, ne t’inquiètes pas, continua son frère, je doute qu’on nous attaque dans les prochaines années. Les guerres de nos ancêtres ont porté leur fruit, et nous n’avons plus de rival digne de ce nom dans cette partie du continent ! Tu n’as pas de souci à te faire.
- C’est une chance, vu mon talent dans le maniement de l’épée… ou de toute autre arme, d’ailleurs…
- Tu es meilleur en magie, à ce qu’on m’a dit… Mais je suppose que tu ne t’es pas glissé jusque ici pour le simple plaisir de venir me parler, mmh ? Laisse moi deviner : Père a encore requis ma présence ?
Ce n’était pas vraiment une question et Benjamin ne jugea pas utile d’y répondre. Melvik soupira, et s’éloigna après avoir pris congé, laissant Benjamin seul avec Lylia. Elle posa sur lui un regard non dénué d’intérêt et s’enquit :
- Dites-moi, pourquoi acceptez-vous ce surnom de benjamin ? Votre véritable nom n’est-il pas Orian ? Je suis curieuse de connaître les raisons qui poussent un jeune prince à accepter et même à revendiquer son statut de dernier…
Benjamin se surprit à hausser les épaules ; le venin des paroles de la jeune femme ne l’atteignait même pas. - Je pense qu’une fille de duc qui cherche à devenir reine ne peut pas comprendre qu’un prince se satisfasse de sa position, fût-elle modeste. L’ambition vous aveugle, dame. Je suis et resterai fidèle à ma famille. Sur ce, bonsoir.
Il tourna les talons sans plus de cérémonie, se demandant ce que son frère trouvait à cette fille. La Fête dura tard dans la nuit, mais Benjamin s’éclipsa bien avant la fin dans ses appartements. Couché sur son lit, les bras derrière la tête, il s’efforçait d’oublier ce sombre pressentiment qui le tourmentait depuis quelques jours. Son père s’affaiblissait au fil du temps, et ces dernières semaines son état allait s’aggravant. Même la magie était impuissante face à sa santé déclinante, et Benjamin craignait que le pire n’arrive. Il finit par s’endormir, oubliant pour un temps ses préoccupations.
Il fut réveillé brusquement par un chat qui venait de sauter sur son ventre.
- Plume ? s’étonna-t-il en se redressant. Qu’est-ce que tu fais là ?
Benjamin sentit ses inquiétudes le reprendre. Le chat blanc ne se montrait jamais par hasard : il était l’oracle de la famille royale, et chacune de ses apparitions annonçaient un grand changement. Benjamin lui vouait une affection particulière, au contraire de ses frères qui ne voyaient en lui qu’un arrogant animal, mais cette fois-ci, il ne fut pas particulièrement ravi de le voir. Car il se doutait de ce que l’animal venait lui annoncer.
- Je suis venu voir le trois qui sera un, répondit Plume en agitant les moustaches. Le dernier qui sera premier.
- Quoi ? Je n’y comprends rien, sois plus clair ! Dis-moi ce qui t’amène.
- Tu le sais très bien, répliqua le chat en lui dédiant un long regard scrutateur.
Benjamin inspira profondément.
- Plume… menaça-t-il.
Le chat le défia de ses yeux verts.
- Tu veux l’entendre de vive voix, c’est ça ? Comme si tu n’allais pas assez souffrir…
- Dis-le moi, ordonna le jeune prince.
Le chat inclina la tête dans un geste bien peu félin.
- Le roi est mort, cette nuit. Mais il y a plus important…
Benjamin ne l’écoutait plus. Il était déjà dans le couloir, courant aussi vite qu’il le pouvait. Il arriva hors d’haleine devant les appartements du monarque, et se contraignit à frapper à la porte, espérant que le chat avait tort et que son père allait lui ouvrir, étonné de le trouver là à cette heure. Mais le visage qui apparut dans l’encadrement fut celui de Melvik, et son expression suffit à renseigner Benjamin. Il paraissait totalement égaré et ses yeux brillaient de larmes contenues.
- Que s’est-il passé ? s’enquit Benjamin dans un souffle.
- Notre Père est mort…
La réponse de Melvik n’était guère plus qu’un murmure, comme si prononcer ces mots allait entériner les faits.
- Alors Plume avait raison…
- Cette bête de malheur ! grinça Melvik. C’est elle qui t’a prévenu ?
Puis il parut prendre conscience de son comportement et se reprit. Il essuya les larmes qui perlaient à ses yeux et invita son frère à entrer. Alors que Benjamin s’avançait dans la chambre pour contempler la dépouille de son père, Melvik continua à parler :
- Il m’a fait appeler cette nuit… Nous nous étions quittés avec des termes assez violents plus tôt dans la soirée, et je crois qu’il voulait mettre les choses au point. Nous avons parlé longtemps, et je voyais bien qu’il se sentait mal, il toussait de plus en plus et j’avais l’impression qu’il divaguait… Il répétait sans cesse les mêmes choses, il voulait absolument que je lui donne ma promesse de protéger le royaume. C’est idiot, je lui ai rappelé que j’avais déjà fait cette promesse, lors de la fête pour mes dix-huit ans, mais il n’arrêtait pas d’insister et d’insister encore… J’ai essayé de le convaincre de dormir, je lui ai dit que nous parlerions de tout ça demain, mais il n’a pas voulu m’écouter, et…
La voix de Melvik grimpa dans les aigus et dérapa soudainement.
- …et il est mort, compléta amèrement Benjamin.
Il ne pouvait détacher ses yeux du roi. On aurait presque pu croire qu’il dormait. Mais il n’était plus. Dans un brutal face-à-face avec la réalité, le jeune prince se rendit compte de ce que cela signifiait, et il fondit en larmes devant le corps inerte de son père.