La Sphynxette.

Des textes d'heroïc-fantasy et de fantastique.

14 mai 2007

Update.

Parce que c'est plus classe que mise à jour quand même. En jetant un coup d'oeil aux recherches Google, y a quand même des gens cherchant un serveur de Daoc gratuit qui arrivent ici. C'est bien, mon site n'est pas complètement inutile. :p Mise à jour du lien, donc : http://forum.amtenael.com/

Y a toujours autant de joueurs sur le serveur, j'y passe de temps en temps quand j'en ai l'occasion, et je n'ai pas changé d'avis. C'est toujours le meilleur serveur Daoc gratuit à mes yeux. Si vous avez besoin d'aide, vous pouvez me contacter sur le personnage nommé Lhyna aussi. Voilà. x)

Posté par Elfae à 17:17 - DAoC. - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


Le retour de Google.

Encore une belle fournée de recherches bizarres.

Octodon ils ont besoin de quelque chose de particulier => Y doit pas y avoir beaucoup de sites webs sur les octodons pour qu'il tombe sur moi, je cite qu'une seul fois le mot pourtant. :p

comment évaluer la distance de l'orage => Ca, j'aime. C'est quelque chose d'utile que tout le monde devrait savoir. C'est simple : le son va à 330 mètres par seconde. Tu commences à compter quand tu vois l'éclair, et tu multiplies le résultat par 330, ou par 300 si t'es un feignant en maths comme moi. :p Genre, si t'as compté six secondes, tu fais 6 * 300, ça te donne 1800 (mètres).

nain souriant en habit vert => Oui ?

lapin nain griffes tordues => Faut les lui couper de temps en temps quoi. :x

une larme coulait le long de la jour dans la bible => Nii ?

ne pas fermer l'oeil de la nuit => Ca c'est pas de chance.

kalagan vêtement => Pas touche à Kalagan ! Il est à moi. :p

origine de l'épouvantails => Bah ça sert à effrayer les oiseaux pour pas qu'ils bouffent la récolte, non ?

fourmillement main quand grande inspiration => C'est dingue de voir le nombre de gens qui font des recherches pour des problèmes physiques sur le net. Allez voir un docteur, quoi.

Posté par Elfae à 17:09 - Liens. - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Gyrm, Saison I, Dernier Episode.

Le mariage fut somptueux. Il se déroula sur la terre ferme, dans la clairière, spécialement pour Gyrm. Il avait fallu tout d'abord écarter quelques obstacles, comme l'entêtement du pète de Naëlia, qui ne voulait pas d'un humain comme gendre, mais la jeune Elfe avait fini par avoir le dernier mot (comme toujours en ce qui la concernait, d'ailleurs Gyrm la soupçonnait d'avoir été naine dans une autre vie).
Le temps était au beau fixe et le couple rayonnait de bonheur. Même Gyrm se surprenait à être de bonne humeur (ça avait peut-être un rapport avec la bière naine que Naëlia avait fait importé pour lui). Le couple insista pour que le nain soit leur témoin, ce qui provoqua des vagues de protestations parmi l'assemblée Elfe et amusa beaucoup Gyrm. Puis ils se passèrent des bagues d'un vert étrange aux doigts, et il y eut un lâcher de flèches magiques (dont l'une manqua de peu les fesses de Gyrm).
Plonk rafla presque toute la nourriture du banquet, après quoi ils firent la fête toute la nuit. Gyrm se retrouva à boire comme un trou en compagnie de Kalagan.
— Héhé ! Ça finit bien s't'histoire ! se réjouit le nain.
— A qui le dis-tu.
— Bah à toi.
— C'est une expression.
— Ah bon.
— Oui.
— Bah je connaissais pas.
— Mmh.
— Tu penses à quoi ?
— A l'avenir.
— C'est vaste.
— Plutôt.
— Qui c'est qui parle là ?
— Bah moi.
— Ha oui. J'ai failli oublier.
— Bien, ce n'est pas que ta compagnie me déplaise, mais ma femme m'attends.
— Oué. Bonne nuit, héhé.
— Sans aucun doute.

Gyrm se soûla jusqu'au matin, puis partit colmater quelque part. Il passa ensuite quelques jours chez les Elfes (pas vraiment les meilleurs de sa vie, pour tout dire), et décida de partir. Un nain qui vivait chez les Oreilles Pointues ? Non, vraiment, ça n'allait pas. Il ne tenait pas à devenir un espèce de nain mutant, mi-chiant mi-Elfe. Il se leva un matin, empoigna sa fidèle hache, et descendit résolument à terre.
C'est mieux de s'en aller sans dire au revoir.... et de toute façon... vont pas me manquer ! J'pas besoin d'eux, moi ! Ni de personne, d'ailleurs !
Se répétant ce mensonge (oui c'est un mensonge sale nain, et n'essaie même pas de me contredire, l'auteur à toujours raison !), il s'éloigna de la clairière. Il était presque sorti de la forêt quand une voix le stoppa net.

— Alors, on s'en va sans dire au revoir ?
Gyrm sourit dans sa barbe et fit volte-face pour répondre à Naëlia :
— J'voulais pas vous faire de peine, z'êtes tellement fragiles...
— Bin voyons, fit une autre voix.
— Quelqu'un a perdu un pot de colle ? plaisanta Gyrm alors que Kalagan rejoignait sa femme.
Puis comme personne ne riait (sauf lui), il enchaîna :
— Au fait, où sont passés Plonk et Wouf ?
— Je leur ai présenté l'ogre de la forêt, déclara la princesse. Ils se sont tout de suite très bien entendus.
— T'm'étonnes... Bon bah je sais où les trouver maintenant, et vous aussi... des fois que l'envie me prenne de vnir vous voir.
Le nain avait l'œil brillant.
— Tu seras toujours le bienvenu par ici, dit Kalagan en souriant.
Le nain renifla bruyamment.
— Z'avez vu, il commence à pleuvoir... je vais y aller moi...
Le ciel était sec et il n'y avait pas un nuage en vue. Une larme roulait doucement sur les joues de Gyrm.
— Bonne route, mon ami, déclara l'Elfe avec sérieux.
Le nain partit sans un regard en arrière. Il s'engagea sur le chemin qui menait vers l'intérieur des terres et essuya la larme. Ce fut la première fois qu'un nain pleurait pour une Elfe, un humain, et un orc. Mais pas la dernière. Car non, les aventures de Gyrm ne sont pas terminées. A 385 ans, un nain a encore beaucoup de choses à vivre. Mais ceci est une autre histoire...

Posté par Elfae à 16:59 - Gyrm, le nain. - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Benjamin, suite.

Benjamin était anéanti. Il errait dans le château, comme une ombre, nuit et jour, sans rien dire, sans rien voir, enfermé dans sa douleur. Il n’assista pas à l’enterrement du roi, ne pouvait même plus supporter d’évoquer son nom, écrasé par le poids du chagrin. Une semaine passa ainsi, sans que Benjamin y prête attention. Sa peine effaçait les frontières, faisant de ces sept jours un seul et même interminable instant. Le matin du huitième jour, alors qu’il déambulait dans la cour, perdu dans ses pensées, il trébucha sur un chat. Semblant surgir de nulle part, l’animal déboula dans ses jambes et le fit tomber à terre. A genoux, il leva la tête, et rencontra le regard malicieux de Plume.
- A quoi tu joues ? lança-t-il, furieux.
- Ha, monsieur est capable d’éprouver autre chose que de la tristesse, tout n‘est pas totalement perdu, remarqua le chat.
Sans mordre à l’hameçon, Benjamin se releva et s’éloigna. Une vive douleur à la jambe l’arrêta, et il réalisa que Plume l’escaladait, plantant ses petites griffes dans sa chair. Il voulut le chasser, mais n’y parvint pas. Le chat semblait aussi inconsistant que le vent lui-même, et tout aussi fuyant.
- Qu’est-ce que tu veux ? demanda-t-il finalement, résigné.
- Que tu fasses ton devoir. Rien de plus, rien de moins.
Le jeune prince fronça les sourcils.
- Mon devoir ?
- N’as-tu pas juré de protéger le royaume ?
- Mais enfin, il n’y a aucune menace à l’horizon ! s’énerva Benjamin.
Plume lui donna un coup de griffe.
- Tu es tellement occupé à te vautrer dans ta douleur que tu ne sais rien de la situation, lui reprocha-t-il. La mort de ton père a réveillé la Légion des Immortels. Ceux qui détruisent, les pires d‘entre tous. Ils ne s’arrêteront que lorsque que le monde tout entier ne sera plus que cendres. Et ils viennent par ici.
Benjamin écarquilla les yeux.
- Quoi ? Mais c’est une légende !
- Non, ils sont réels, et ils arrivent.
- Alors il faut les combattre ! Lever une armée, préparer nos épées et notre magie ! Pourquoi ne m’a-t-on rien dit ?
Plume eut un miaulement qui ressemblait à un rire.
- Je te préfère comme ça, tu sais… Pourquoi ne t’a-t-on pas averti ? Regarde autour de toi, mon prince… Benjamin obéit, et ce qu’il vit le laissa perplexe. Nul soldat ne s’exerçait dans la cour, les chevaux portaient de simples harnachements et non pas leur attirail de guerre. Un mulet sur lequel était chargé deux sacs de grain attendait à l’attache. Deux autres étaient attelés à une carriole sur laquelle on chargeait des provisions. Puis il comprit.
- Ils vont fuir ? s’indigna-t-il. Ils ne se battront pas ?
- Hé oui, confirma Plume. Comme tu peux le constater, toi et moi sommes les deux seuls remparts contre la Légion. A moins que toi aussi tu ne préfères t’enfuir ?
Benjamin secoua la tête.
- Non. Si je fuis, je me parjure. Plutôt mourir. Mais mes frères ont aussi un serment à tenir ! L’ont-ils oublié ? - Les promesses s’effacent facilement de la mémoire des hommes quand leurs vies sont dans la balance.
- Je les ferai changer d’avis ! Ils nous aideront !
Plume eut un miaulement amusé.
- Ha que j’aimerais posséder cette innocence… Va, va donc. Et lorsque tu auras compris que nous sommes seuls, reviens vers moi. Je t’attendrai à la tour est.

Sur ces mots, le petit chat sauta par terre et s’en fut. Quant à Benjamin, il se mit à chercher ses frères. Il trouva Melvik en train de donner des ordres pour l’évacuation du mobilier de sa chambre.
- Mon frère, il faut que nous parlions, fit Benjamin en l‘attrapant par le bras.
Melvik posa sur lui un regard soucieux.
- Tu vas mieux, on dirait. Si tu t’inquiètes de ne pas pouvoir tout emporter, ce n’est pas grave, nous reviendrons ici une fois qu’ils seront passés. Avec un peu de chance, ils épargneront le château quand ils verront qu’il est désert.
- Tu n’y crois pas plus que moi. Tu sais ce qu’ils sont.
Melvik haussa les épaules, sans toutefois nier.
- Hé bien, emporte le strict minimum, dans ce cas.
- Je ne pars pas.
Melvik ouvrit la bouche. La referma.
- Quoi ? lâcha-t-il enfin.
- J’ai prêté serment de défendre le royaume, et toi aussi, mon frère, lui rappela Benjamin. Comment peux-tu songer à fuir ? Comment peux-tu trahir Père ? Il a essayé de t’avertir, la nuit où il est mort. Il t’a fait juré de protéger le pays. Tu n’as pas oublié, tout de même ?
- Ce sont des Immortels, Benjamin. Tu sais ce que ça veut dire ? On ne peut pas les tuer. Que veux-tu faire contre des ennemis de cette trempe ? Si tu veux aller à la mort, grand bien t’en fasse, mais ne compte pas sur moi pour t’accompagner !
- Et où veux-tu aller, toi ? Tu ne pourras pas fuir assez loin pour leur échapper. Si personne ne les arrête, ils ravageront le monde. Le monde, tu entends ?
Melvik crispa les mâchoires.
- Nous verrons bien. Reste ici, si ça t’amuse, je te laisse le trône. Et maintenant, excuse-moi, j’ai à faire. Tournant le dos à Benjamin, il signifia clairement la fin de la conversation. Tremblant de rage, le jeune homme ressortit en trombe dans la cour. Il tomba nez-à-nez avec son autre frère, Arthalas.
- Toi aussi, tu vas fuir ? l’accusa-t-il. Toi aussi, tu as oublié ton serment ? Comment peux-tu transgresser ta promesse de défendre le royaume coûte que coûte ?
Arthalas sembla surpris du ton agressif de son frère, puis répliqua tout aussi violemment :
- Ce n’étaient que des mots ! Des mots ! Je les aies prononcés pour faire plaisir à Père, parce que c’était la tradition ! Jamais je n’aurai pensé avoir à affronter une telle situation !
- Des mots… siffla Benjamin, écoeuré. C’est ton honneur qui est en jeu, frère, l’honneur de toute notre famille. Tu le renies ?
- Je n’ai pas envie de mourir. Tu comprends ça ?
- Pour moi, tu es déjà mort, répliqua Benjamin.

Il contourna son frère sans lui adresser le moindre regard et s’avança dans la cour. Le bruit de pas décroissants dans son dos le laissa indifférent. Il contempla la cour du château avec nostalgie. Ses yeux s’arrêtèrent sur une jeune paysanne qui apostrophait un garde. Intrigué, il s’approcha.
- … besoin d’aide, vous entendez ? Ils ne sont plus qu’à un jour de marche de notre ferme ! Vous devez nous défendre non ? C’est à ça que vous servez !
Le garde la rabroua, lui ordonnant de s’en aller. Comme elle insistait, il porta la main sur le pommeau de son épée et ses yeux prirent un éclat menaçant.
- Ca suffit, intervint Benjamin. Laissez-la tranquille, maintenant.
Le soldat hocha la tête et s’éloigna. La jeune fille le gratifia d’un regard glacial.
- J’aurais pu me débrouiller toute seule.
- Ca, j’en doute. Les gardes ne sont pas commodes, surtout en ce moment. Mais j’en oublie mes bonnes manières. Vous avez l’air épuisée, venez mangez un morceau à la cuisine.
Benjamin vit dans ses yeux qu’elle envisageait de refuser, mais sa faim l’emporta finalement et elle hocha la tête. Le jeune homme puisa sans remords dans les réserves pour lui composer un solide casse-croûte. Il s’assit en face d’elle et alors qu’elle parlait, il se surprit à l’observer.
- Hé bien quoi ? fit la jeune fille abruptement.
Il se rendit compte qu‘il la regardait fixement depuis un bon moment et se sentit rougir.
- Euh non rien… rien du tout… je me disais simplement que tu avais raison.
Le tutoiement était venu tout naturellement, elle ne parut pas s’en offusquer.
- Bien sûr que j‘ai raison ! s’énerva-t-elle. Pourquoi ne viennent-ils pas nous prêter main forte ? Nos fourches ne tiendront pas longtemps face aux lances de ses démons !
Une seconde, Benjamin eut la vision d’une fragile ligne d’hommes balayée par la charge des chevaux de la Légion, et ne put s’empêcher de frissonner.
- Si seulement je pouvais faire quelque chose… murmura-t-il.
Elle lui jeta un regard surpris.
- Oh, je ne disais pas ça pour toi. Tu n’as pas l’air d’un guerrier, tu ne tiendrais sans doute pas plus longtemps que moi face à l’un d’entre eux.
- C’est probable, admit Benjamin, se sentant tout de même curieusement vexé.
- Mais nos princes, là, ils devraient pouvoir faire quelque chose ! continua-t-elle.
Il comprit qu’elle ne l’avait pas reconnu. Elle vivait sans doute loin de la cour, c’était peut-être même la première fois qu’elle mettait les pieds au château.
- Moi non plus, je ne comprends pas pourquoi ils ne font rien, dit-il sans mentir.
- Ils ont peur, affirma la jeune fille. Alors ils fuient, sans s’apercevoir qu’ils ne feront que retarder leur mort. Elle est toujours au bout du chemin, quoi que l‘on fasse, qui que l‘on soit. Peut-être que les princes ont oublié cette vérité. Mais pas nous. Et nous nous battrons, même en sachant que nous allons à la mort.
Elle se leva, son repas terminé et adressa un sourire à Benjamin.
- Merci. Merci pour tout.
- Quand attaquerez-vous ? s‘entendit-il demander.
- Au crépuscule. C’est ce qu’ils ont décidé. Au crépuscule.
- Je serais là.
- Nous t’attendrons, affirma la jeune fille.
Puis elle effectua une révérence ironique, et quitta la salle. Benjamin n’était plus si sûr d’être parvenu à cacher son identité. Et puis, quelle importance ? Ils allaient mourir. Une fois qu’il eut accepté ce fait, la vie lui parut beaucoup plus supportable, et il répéta, en savourant les mots :
- Je me battrai. Pour le royaume. Pour l’honneur. Et pour elle.

Posté par Elfae à 16:54 - Nouvelles en vrac. - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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